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Atomic Runner Chelnov (Test Megadrive)

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ange_dechu_lucifer

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Administrateur

Fiche du déchu

Cover JAP Cover US Cover EURO

Nom: Atomic Runner Chelnov
Genre : Shmup & Run
Plateforme: #Megadrive
Développeur: Data East

1 2 3 4



Date de sortie originelle: 16/10/1992
Éditeur (Région): Data East (Japon/USA/Europe)
Autres plateformes : Arcade, Sharp X68000



 
----------------------------------


 
Atomic Runner Chelnov a été développé par Data East, responsables entre autres de Wind Jammers, Midnight Resistance et de la série des Joe & Mac.

Originellement orienté catastrophe nucléaire (Chelnov se rapprochant d'ailleurs de la prononciation japonaise de Tchernobyl), le scénario et l'environnement graphique d'Atomic Runner Chelnov ont été modifiés pour le portage Megadrive. Ce nouveau scénario vous amènera à incarnez ce même Chelnov, mais devant cette fois-ci venger la mort de son père et retrouver sa soeur capturée par les terribles Deatharians. C'est la combinaison créé par son père qui transforme Chelnov en Atomic Runner.

Suite à cette modification scénaristique et graphique, vous évoluerez maintenant au sein de 7 stages de jeu à l'inspiration civilisations anciennes. A défaut de pouvoir le remarquer en tant que joueur, dû à l'attention de tous les instants demandée par le jeu, le spectateur pourra remarquer les diverses et nombreuses petites animations quand vous traverserez tout à tour des ruines antiques, une ville Maya enclavée dans la jungle, le désert égyptien, Barcelone et sa Sagrada Familia, voire New York et son combat épique au sommet de la statue de la liberté.

La première fois que vous mettrez la main sur ce titre, vous serez déboussolé: Vous vous déplacerez à la manière d'un Run & Gun, sauf que le scrolling est forcé. Vous pouvez tirer et sauter, sauf que de nombreux passages du jeu vous demanderont un certain timing à cause de ce scrolling constant, avec des ennemis arrivant par devant, derrière, dessus, mais également le sol se dérobant sous vos pieds, voire certains passages où vous devrez sauter sur les ennemis pour rester en vie.

Car Atomic Runner Chelnov étant un jeu de tir hors normes, vous pourrez sans aucun dommages sauter sur les ennemis vous harcelant, débloquant ainsi de nombreuses possibilités de jeu. Vous pourrez également vous retourner pour abattre les ennemis arrivant assez régulièrement dans votre dos. De plus, 6 armes différentes et de nombreux bonus viendront améliorer vos chances de survie.

Car il est bien question de survie, Atomic Runner Chelnov étant un jeu difficile. A la moindre touche, vous mourrez sans autre forme de procès. Vous recommencerez certes à un checkpoint, mais avec un nombre faible de vies et de continus, et l'écran étant souvent encombré d'ennemis et de tirs, vous aurez très vite fait de voir le Game Over, en mode normal toutefois.

A noter qu'il vous faudra aller dans les options pour configurer correctement le jeu. Par défaut, vous aurez 3 vies, 0 continus, serez en mode normal et la capacité de retournement devant être activée par la combinaison d'une touche et d'une direction. Pourquoi ne pas commencer en mode facile, 5 vies, 5 continus et cette capacité de retournement uniquement en appuyant sur une touche? C'est d'ailleurs un conseil, n'ayez pas honte de commencer en facile, vous ne dépasseriez pas le second stage avant un bon moment sinon...




Test d'Oli



Nom: Chelnov / Atomic Runner
Genre : faire du chelnov avec du vieux
Plateforme: Megadrive
Développeur: Data East



Date de sortie originelle: 16/10/1992
Éditeur (Région): Data East (Japon, USA, Euro)
Autres plateformes : Aucune - jeu originel sorti sur Arcade et Sharp X68000


CHELNOV, sur Megadrive, est l’exemple type du portage réussi. Le jeu, initialement sorti en arcade, a été complètement refait, amélioré… sublimé ! A la décharge de l’épisode originel, il convient quand même de préciser qu’il date de 1988. La version Megadrive étant sortie quatre ans plus tard, il n’est pas surprenant qu’elle soit à présent devenue le mètre étalon de ce pur-sang marathonien de l’impossible qu’est Chelnov, pauvre hère transformé par un malheureux hasard de l’inhumanité des hommes en créature surpuissante. Le pitch de CHELNOV (aka ATOMIC RUNNER), renvoie ainsi au mythe d’Icare, à la folie des grandeurs. Au danger du nucléaire. Ce n’est donc certainement pas une coïncidence si l’improbable héros du jeu porte un nom d’origine russe… Non, russe c’est pas comme les poupées. Et non, russe, pas comme les accidents d’avion. Russe comme les incidents nucléaires, il faut suivre un peu ! Il ne faut pas s’y tromper : le pitch de la version arcade, sortie dans la foulée de la catastrophe de Tchernobyl, sent le politiquement incorrect à plein nez puisque le héros est un mineur ayant été exposé à de fortes radiations à la suite d’un incident nucléaire – ceci expliquant ses super pouvoirs physiques (course, saut, etc.). Un peu étrange, d’ailleurs. Les gens exposés de la sorte récupèrent plutôt le super pouvoir de mourir dans l’indifférence générale. Mais passons. Le scénario de CHELNOV a de toute façon été modifié pour l’adaptation sur Megadrive, et on a maintenant droit à un piteux scientifique dans une armure robotisée qui part délivrer sa sœur des griffes de monstrueux extraterrestres. Ouaip, c’est pas très sexy tout ça. C’est d’autant plus rageant que le pitch originel justifiait quelque peu le gameplay du jeu : on imaginait ainsi très bien notre héros irradié, puissant certes, mais aux jambes aussi incontrôlables que le réacteur des centrales nucléaires japonaises – Chelnov ne pouvant, par exemple, presque jamais s’arrêter de courir. Je dis bien « presque » car il s’agit de l’un des détails les plus importants du jeu : le scrolling forcé qui fait de ce run & gun le fils caché des plus impitoyables des shoot’em up.


Notre bonhomme a donc des fourmis radioactives dans les jambes – néanmoins sa course folle peut être domptée à deux reprises. Tout d’abord lors des combats face aux boss, puisque le scrolling s’arrête – mais à cet instant, c’est votre cœur qui s’emballe ! Ensuite, Chelnov peut arrêter sa course (toujours en direction de la droite) si vous appuyez sur la croix directionnelle gauche. Attention malgré tout : le scrolling ne cessera pas de défiler pour autant ! Chelnov se rapprochera donc à toute vitesse de la partie gauche de l’écran (dangereux, car vous ne pourrez pas anticiper les ennemis sortant de ce côté). En pressant la croix directionnelle droite, votre héros reprendra sa course – si vous n’appuyez sur aucun bouton, Chelnov courra automatiquement, mais à moins vive allure. Tout est donc affaire de timing, de réflexes mais aussi parfois de mémoire (surtout pour le mode hard).


La prise en main du héros et de ses mouvements ne se fait pas sans mal, au début. Vous risquez même de détester ce gameplay atomique. Persévérez : le jeu en vaut la chandelle. Si vous accrochez au principe, la maniabilité de Chelnov deviendra vite une seconde nature. La manette, le héros pixelisé et vos mains ne feront plus qu’un, à la manière d’une belle et très colorée fusion nucléaire ! Le fait que le scrolling défile constamment donne un rythme dantesque au jeu. Le joueur est toujours sous pression, il faut avoir un œil sur tout – et en particulier sur les limites de l’écran, à droite et à gauche, puisque c’est de là que viendront les ennemis. Chelnov peut ainsi s’arrêter un court instant (comme je l’ai déjà dit cela peut vous servir à vous replacer dans l’écran, voire à anticiper certaines vagues adverses), sauter, sauter en tirant (dans une direction précise ou à 360 degrés), se baisser ou encore faire volte-face (génial et indispensable) afin de tirer derrière – notez que cette commande est réalisable même en plein saut. Les morts, dans CHELNOV, ne sont donc jamais injustes puisque le gameplay répond parfaitement, on a vraiment l’impression de maitriser son destin sur le bout des doigts. Le détail qui tue (mais littéralement), c’est qu’il est possible de terrasser les ennemis autrement qu’en leur tirant dessus – à la manière de Super Mario, vous pouvez en effet sauter sur les monstres et ainsi leur rebondir dessus en les annihilant. Et ça change tout ! Aiguisez donc vos réflexes, vous allez en avoir besoin, car dans CHELNOV rien n’est jamais perdu. Une vague ennemie approche, je bloque mon personnage pendant quelques secondes pour avoir un angle de tir diagonal idéal avec mon laser, j’explose quelques monstres en plein vol mais d’autres apparaissent dans mon dos. J’effectue un saut + tir à 360 degrés, je touche plusieurs adversaires mais certains passent au travers des mailles du filet. Ils me foncent dessus. D’autres arrivent par la droite. Je tire, je saute, je rebondis, je fais une volte-face pour exploser un monstre à bout portant et dans la même seconde je me remets dans le sens de la marche pour écraser une araignée. Le scrolling ne s’arrête pas je n’ai pas le temps de souffler, je récupère quelques upgrades, je change d’arme en ramassant une capsule chouette c’est le boomerang. Je connais un peu le niveau je m’attends à une nouvelle vague venant de la gauche je me prépare en me retournant et bien évidemment Chelnov continue de marcher vers la droite, imitant ainsi à la perfection le Moonwalk d’un autre extraterrestre bien connu des geeks. Les ennemis arrivent comme je suis dans la position idéale je les annihile dans la seconde. Ouf, j’ai fait le plus dur. Le scrolling s’arrête enfin. Je me prépare à un duel épique contre un boss énorme.


CHELNOV, c’est un pur concentré de rock’n roll vidéoludique. Les parties sont absolument jouissives, le jeu hyper maniable et, cerise sur le gâteau, s’il n’est pas renversant techniquement parlant, il demeure malgré tout joliment réalisé avec des décors inspirés quand ils ne sont pas ultra détaillés (damned, le niveau 6 n’a-t-il pas été dessiné par Antoni Gaudi ?!?), le tout étant complété par des musiques bien senties. Oui, une fois que l’on a pris le coup, il est extrêmement difficile de lâcher la manette. Quel pied ! Surtout, à mesure que l’on maitrise davantage les ficelles du jeu, on découvre de nouvelles tactiques, voire des stratégies à part entière afin de passer certains endroits chauds. Ainsi, si le jeu fait avant tout appel aux réflexes et parfois à la mémoire (surtout en hard, je me répète), il est aussi éminemment logique. Un boss vous pourrit la vie avec son bras droit doté d’un canon laser – pourquoi ne pas profiter des deux secondes de latence avant le combat pour vous placer sur sa gauche, et ainsi vous mettre à l’abri de son attaque la plus létale ? Un long fossé à franchir et aucune possibilité de voler au-dessus – pourquoi tuer les ennemis qui apparaissent alors que vous pourriez les utiliser comme des plates-formes vivantes ? Certains boss de mid-level vous pourrissent la vie – pourquoi ne pas vous concentrer sur les ennemis de base qui vous canardent, et attendre que le mid-boss en question se décide à partir de lui-même ?


Voici donc le charme de CHELNOV : ce savant mélange de stratégie, de réflexes et de mémorisation qui poussera le joueur patient et malin à innover, puisqu’il n’y a pas qu’une seule manière de surmonter les obstacles du jeu. Et le moindre tir adverse, le moindre contact avec un ennemi vous faisant passer de vie à trépas, la tension est toujours à son paroxysme. C’est aussi ce qui fait de CHELNOV un jeu hautement euphorisant : le joueur doit à chaque instant peser le pour et le contre, jauger les risques à prendre et ceux qui sont plus superflus. Frôler un laser extraterrestre, retomber sur un monstre et l’écraser, canarder les méchants qui vous chargent par devant, effectuer une volte-face pour vous préparer à encaisser la vague suivante venant de la gauche tout en gardant un œil sur le piège qui vient d’apparaitre à droite de l’écran et qui se rapproche de vous à chaque instant en raison du scrolling forcé. Canarder de nouveau, sauter par-dessus une main monstrueuse, être poursuivi par un dragon, faire face à trois crânes volants armés de canons semeurs de morts. Et s’en sortir vivant. Fabuleux, surtout lorsque tout ce que je décris est réalisable du premier coup, c’est-à-dire lorsque vous découvrez le niveau en question pour la première fois, si vous avez un brin de chance et une bonne dose de réflexes. Quelle merveilleuse sensation de toute puissance !


Au niveau des armes, CHELNOV verse à la fois dans le classique et le classieux du genre bien moyenâgeux. Pour le classique nous avons droit au laser de base (efficace, ne le sous-estimez pas), à des missiles (homing missiles mais pas toujours très fiables, je ne suis pas fan) et à deux armes particulièrement nulles qui constituent presque des malus à part entière – dans la grande tradition de certains jeux, GHOSTS’N GOBLINS en tête. Le defender (une espèce de roue de feu) est très faible et la masse d’armes, si elle est puissante, ne présente aucun intérêt tant son allonge est ridicule. Oui, vous mourrez à certains moments simplement parce que vous aurez essayé d’éviter cette arme qui trainait sur le sol… Dans le classieux, citons le boomerang, particulièrement efficace une fois upgradé au maximum (c’est-à-dire que vous en enverrez plusieurs en même temps et à toute vitesse) ou encore le fléau d’armes, une espèce de variation bienvenue de la masse d’armes, à l’allonge confortable et à la hitbox plutôt large (imaginez une nuée de boules hérissées de pointes, pareille à un nuage d’acier, flottant devant vous).


Un dernier mot sur la difficulté : en easy le jeu se boucle comme un charme, en particulier dans sa version japonaise où le nombre de vies et de continus est largement paramétrable (jusqu’à 15 !). Ajoutez à cela des checkpoints très permissifs et vous pouvez être sûr d’avoir une chance d’admirer la fin du jeu. Il en va de même en mode normal. En hard, c’est une autre histoire. Préparez-vous à des crises de nerf répétées, particulièrement contre certains boss qui, en hard, changent du tout au tout (niveau 3 et surtout niveau 4). Les ennemis de base tirent également beaucoup plus vite et les torches, qui dissimulent des bonus, peuvent maintenant vous brûler ! C’est définitivement dans le mode hard que CHELNOV révèle sa vraie nature et que vous serez obligé d’élaborer quelques petites stratégies pour vous sortir de situations inextricables.


CHELNOV, noyau joyau atomique et vidéoludique, est rarement cité quand il s’agit d’élire les incontournables de la Megadrive. Peut-être est-il trop difficile d'accès. Et pourtant c’est incontestablement à lui que va mon vote. Quand bien même certains l’auraient irradié des listes électorales.



Dernière édition par ange_dechu_lucifer le Mar 6 Fév - 0:02, édité 5 fois

http://paderetro.com/

Oli

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Cerbère de la Manette

Une autre différence régionale entre les versions japonaise et occidentale ?

Trouvé sur un site en anglais : "the awkward turn-around command: you have to press a button and the opposite direction"

Quelqu'un confirme ? Il faut appuyer sur un bouton + la croix directionnelle pour effectuer une volte-face ? Dans tous les modes de difficulté ?

Dans la version japonaise, il suffit d'appuyer sur un bouton.

PS : petit bonus, Chelnov dans DRAGON NINJA

https://jeux.dokokade.net/

djvegeta1978


Cerbère de la Manette

Sur les versions occidentales oui il faut la croix directionnelle + bouton

mais ça doit être plus pratique juste le bouton

ange_dechu_lucifer

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Administrateur

Sur toutes les versions, t'as surtout des options pour changer de direction avec à la fois direction + bouton, bouton unique, ou 1 bouton différent pour tirer à gauche et à droite.

Le gars ne précise que la maniabilité par défaut.

Perso, je joue avec la maniabilité "1 bouton pour tirer, 1 autre pour sauter, le dernier pour se retourner".

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defskerus

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Dieu Breton
La maniabilité par défaut est à chier je trouve.

j'aime mieux que pour un bouton soit affilié à une attaque dans une direction donnée que de devoir appuyer sur un bouton pour retourner mon perso.

N’empêche que ce jeu c'est surement la meilleure surprise de la MD que j'ai eu, j'en attendais presque rien et ça s'est révélé être un excellent jeu.

Un effet Limbo inversé du coup

ange_dechu_lucifer

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Administrateur

Ben, pareil pour moi : acheté uniquement parce que je le voyais de temps à autres et que je me disais "ha quand même, faudra p'têt que je le teste un jour pour savoir, même si le fait qu'il soit pas très reconnu alors qu'il est sorti sur les 3 zones augure rien de bon", quelle putain de surprise une fois la manette en main.

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GrafX

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Pecheur Ludique

On me l'avait passé en 1995, ou 1996, j'sais plus exactement, et je l'ai tout de suite adoré.
Le système de scrolling forcé et la maniabilité peuvent dérouter au début, mais quand on a compris le truc, ça roxe, genre un p'tit salto en balançant les plus gros lasers, ça fait zizir.

Gamin, je n'allais pas bien loin, mais de nos jours, j'arrive au dernier boss, et me fais buter très rapidement.

Je suis tristesse...

Invité


Invité
Jamais essayé.
Les musiques sont atroces

Oli

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Cerbère de la Manette

@ange_dechu_lucifer a écrit:Sur toutes les versions, t'as surtout des options pour changer de direction avec à la fois direction + bouton, bouton unique, ou 1 bouton différent pour tirer à gauche et à droite.

Le gars ne précise que la maniabilité par défaut.

C'est dingue quand même, j'ai lu plusieurs fois dans des tests en anglais que la maniabilité bouton+croix rendait le jeu chiant, mais en fait ces bonhommes ont pris le temps de faire un test sans avoir jamais creusé dans les options.  

J'ai bien fait de demander des précisions ici, merci.

PS : sinon je l'ai déjà dit, ce jeu est un chef d’œuvre. Un monument vidéoludique.

https://jeux.dokokade.net/

mynameisrod

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Possédé du Pad

Ceux qui trouvent la maniabilité à chier n'ont jamais joué à Section Z sur NES, où là c'était VRAIMENT horrible (mais ce n'est qu'une histoire d'habitude, c'est moins chiant que d'appuyer sur 6 touches PS1 en meme temps Smile)

http://www.flickr.com/photos/megadrivegames/

ange_dechu_lucifer

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Administrateur

@Oli a écrit:
C'est dingue quand même, j'ai lu plusieurs fois dans des tests en anglais que la maniabilité bouton+croix rendait le jeu chiant, mais en fait ces bonhommes ont pris le temps de faire un test sans avoir jamais creusé dans les options.  

C'est exactement ça, alors que c'est quand même la première chose à vérifier quand tu trouves une maniabilité étrange.

http://paderetro.com/

12 [Fiche de jeu] Chelnov - Megadrive le Mar 15 Déc - 6:52

Oli

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Cerbère de la Manette



Nom: Chelnov / Atomic Runner
Genre : faire du chelnov avec du vieux
Plateforme: Megadrive
Développeur: Data East



Date de sortie originelle: 16/10/1992
Éditeur (Région): Data East (Japon, USA, Euro)
Autres plateformes : Aucune - jeu originel sorti sur Arcade et Sharp X68000


CHELNOV, sur Megadrive, est l’exemple type du portage réussi. Le jeu, initialement sorti en arcade, a été complètement refait, amélioré… sublimé ! A la décharge de l’épisode originel, il convient quand même de préciser qu’il date de 1988. La version Megadrive étant sortie quatre ans plus tard, il n’est pas surprenant qu’elle soit à présent devenue le mètre étalon de ce pur-sang marathonien de l’impossible qu’est Chelnov, pauvre hère transformé par un malheureux hasard de l’inhumanité des hommes en créature surpuissante. Le pitch de CHELNOV (aka ATOMIC RUNNER), renvoie ainsi au mythe d’Icare, à la folie des grandeurs. Au danger du nucléaire. Ce n’est donc certainement pas une coïncidence si l’improbable héros du jeu porte un nom d’origine russe… Non, russe c’est pas comme les poupées. Et non, russe, pas comme les accidents d’avion. Russe comme les incidents nucléaires, il faut suivre un peu ! Il ne faut pas s’y tromper : le pitch de la version arcade, sortie dans la foulée de la catastrophe de Tchernobyl, sent le politiquement incorrect à plein nez puisque le héros est un mineur ayant été exposé à de fortes radiations à la suite d’un incident nucléaire – ceci expliquant ses super pouvoirs physiques (course, saut, etc.). Un peu étrange, d’ailleurs. Les gens exposés de la sorte récupèrent plutôt le super pouvoir de mourir dans l’indifférence générale. Mais passons. Le scénario de CHELNOV a de toute façon été modifié pour l’adaptation sur Megadrive, et on a maintenant droit à un piteux scientifique dans une armure robotisée qui part délivrer sa sœur des griffes de monstrueux extraterrestres. Ouaip, c’est pas très sexy tout ça. C’est d’autant plus rageant que le pitch originel justifiait quelque peu le gameplay du jeu : on imaginait ainsi très bien notre héros irradié, puissant certes, mais aux jambes aussi incontrôlables que le réacteur des centrales nucléaires japonaises – Chelnov ne pouvant, par exemple, presque jamais s’arrêter de courir. Je dis bien « presque » car il s’agit de l’un des détails les plus importants du jeu : le scrolling forcé qui fait de ce run & gun le fils caché des plus impitoyables des shoot’em up.


Notre bonhomme a donc des fourmis radioactives dans les jambes – néanmoins sa course folle peut être domptée à deux reprises. Tout d’abord lors des combats face aux boss, puisque le scrolling s’arrête – mais à cet instant, c’est votre cœur qui s’emballe ! Ensuite, Chelnov peut arrêter sa course (toujours en direction de la droite) si vous appuyez sur la croix directionnelle gauche. Attention malgré tout : le scrolling ne cessera pas de défiler pour autant ! Chelnov se rapprochera donc à toute vitesse de la partie gauche de l’écran (dangereux, car vous ne pourrez pas anticiper les ennemis sortant de ce côté). En pressant la croix directionnelle droite, votre héros reprendra sa course – si vous n’appuyez sur aucun bouton, Chelnov courra automatiquement, mais à moins vive allure. Tout est donc affaire de timing, de réflexes mais aussi parfois de mémoire (surtout pour le mode hard).


La prise en main du héros et de ses mouvements ne se fait pas sans mal, au début. Vous risquez même de détester ce gameplay atomique. Persévérez : le jeu en vaut la chandelle. Si vous accrochez au principe, la maniabilité de Chelnov deviendra vite une seconde nature. La manette, le héros pixelisé et vos mains ne feront plus qu’un, à la manière d’une belle et très colorée fusion nucléaire ! Le fait que le scrolling défile constamment donne un rythme dantesque au jeu. Le joueur est toujours sous pression, il faut avoir un œil sur tout – et en particulier sur les limites de l’écran, à droite et à gauche, puisque c’est de là que viendront les ennemis. Chelnov peut ainsi s’arrêter un court instant (comme je l’ai déjà dit cela peut vous servir à vous replacer dans l’écran, voire à anticiper certaines vagues adverses), sauter, sauter en tirant (dans une direction précise ou à 360 degrés), se baisser ou encore faire volte-face (génial et indispensable) afin de tirer derrière – notez que cette commande est réalisable même en plein saut. Les morts, dans CHELNOV, ne sont donc jamais injustes puisque le gameplay répond parfaitement, on a vraiment l’impression de maitriser son destin sur le bout des doigts. Le détail qui tue (mais littéralement), c’est qu’il est possible de terrasser les ennemis autrement qu’en leur tirant dessus – à la manière de Super Mario, vous pouvez en effet sauter sur les monstres et ainsi leur rebondir dessus en les annihilant. Et ça change tout ! Aiguisez donc vos réflexes, vous allez en avoir besoin, car dans CHELNOV rien n’est jamais perdu. Une vague ennemie approche, je bloque mon personnage pendant quelques secondes pour avoir un angle de tir diagonal idéal avec mon laser, j’explose quelques monstres en plein vol mais d’autres apparaissent dans mon dos. J’effectue un saut + tir à 360 degrés, je touche plusieurs adversaires mais certains passent au travers des mailles du filet. Ils me foncent dessus. D’autres arrivent par la droite. Je tire, je saute, je rebondis, je fais une volte-face pour exploser un monstre à bout portant et dans la même seconde je me remets dans le sens de la marche pour écraser une araignée. Le scrolling ne s’arrête pas je n’ai pas le temps de souffler, je récupère quelques upgrades, je change d’arme en ramassant une capsule chouette c’est le boomerang. Je connais un peu le niveau je m’attends à une nouvelle vague venant de la gauche je me prépare en me retournant et bien évidemment Chelnov continue de marcher vers la droite, imitant ainsi à la perfection le Moonwalk d’un autre extraterrestre bien connu des geeks. Les ennemis arrivent comme je suis dans la position idéale je les annihile dans la seconde. Ouf, j’ai fait le plus dur. Le scrolling s’arrête enfin. Je me prépare à un duel épique contre un boss énorme.


CHELNOV, c’est un pur concentré de rock’n roll vidéoludique. Les parties sont absolument jouissives, le jeu hyper maniable et, cerise sur le gâteau, s’il n’est pas renversant techniquement parlant, il demeure malgré tout joliment réalisé avec des décors inspirés quand ils ne sont pas ultra détaillés (damned, le niveau 6 n’a-t-il pas été dessiné par Antoni Gaudi ?!?), le tout étant complété par des musiques bien senties. Oui, une fois que l’on a pris le coup, il est extrêmement difficile de lâcher la manette. Quel pied ! Surtout, à mesure que l’on maitrise davantage les ficelles du jeu, on découvre de nouvelles tactiques, voire des stratégies à part entière afin de passer certains endroits chauds. Ainsi, si le jeu fait avant tout appel aux réflexes et parfois à la mémoire (surtout en hard, je me répète), il est aussi éminemment logique. Un boss vous pourrit la vie avec son bras droit doté d’un canon laser – pourquoi ne pas profiter des deux secondes de latence avant le combat pour vous placer sur sa gauche, et ainsi vous mettre à l’abri de son attaque la plus létale ? Un long fossé à franchir et aucune possibilité de voler au-dessus – pourquoi tuer les ennemis qui apparaissent alors que vous pourriez les utiliser comme des plates-formes vivantes ? Certains boss de mid-level vous pourrissent la vie – pourquoi ne pas vous concentrer sur les ennemis de base qui vous canardent, et attendre que le mid-boss en question se décide à partir de lui-même ?


Voici donc le charme de CHELNOV : ce savant mélange de stratégie, de réflexes et de mémorisation qui poussera le joueur patient et malin à innover, puisqu’il n’y a pas qu’une seule manière de surmonter les obstacles du jeu. Et le moindre tir adverse, le moindre contact avec un ennemi vous faisant passer de vie à trépas, la tension est toujours à son paroxysme. C’est aussi ce qui fait de CHELNOV un jeu hautement euphorisant : le joueur doit à chaque instant peser le pour et le contre, jauger les risques à prendre et ceux qui sont plus superflus. Frôler un laser extraterrestre, retomber sur un monstre et l’écraser, canarder les méchants qui vous chargent par devant, effectuer une volte-face pour vous préparer à encaisser la vague suivante venant de la gauche tout en gardant un œil sur le piège qui vient d’apparaitre à droite de l’écran et qui se rapproche de vous à chaque instant en raison du scrolling forcé. Canarder de nouveau, sauter par-dessus une main monstrueuse, être poursuivi par un dragon, faire face à trois crânes volants armés de canons semeurs de morts. Et s’en sortir vivant. Fabuleux, surtout lorsque tout ce que je décris est réalisable du premier coup, c’est-à-dire lorsque vous découvrez le niveau en question pour la première fois, si vous avez un brin de chance et une bonne dose de réflexes. Quelle merveilleuse sensation de toute puissance !


Au niveau des armes, CHELNOV verse à la fois dans le classique et le classieux du genre bien moyenâgeux. Pour le classique nous avons droit au laser de base (efficace, ne le sous-estimez pas), à des missiles (homing missiles mais pas toujours très fiables, je ne suis pas fan) et à deux armes particulièrement nulles qui constituent presque des malus à part entière – dans la grande tradition de certains jeux, GHOSTS’N GOBLINS en tête. Le defender (une espèce de roue de feu) est très faible et la masse d’armes, si elle est puissante, ne présente aucun intérêt tant son allonge est ridicule. Oui, vous mourrez à certains moments simplement parce que vous aurez essayé d’éviter cette arme qui trainait sur le sol… Dans le classieux, citons le boomerang, particulièrement efficace une fois upgradé au maximum (c’est-à-dire que vous en enverrez plusieurs en même temps et à toute vitesse) ou encore le fléau d’armes, une espèce de variation bienvenue de la masse d’armes, à l’allonge confortable et à la hitbox plutôt large (imaginez une nuée de boules hérissées de pointes, pareille à un nuage d’acier, flottant devant vous).


Un dernier mot sur la difficulté : en easy le jeu se boucle comme un charme, en particulier dans sa version japonaise où le nombre de vies et de continus est largement paramétrable (jusqu’à 15 !). Ajoutez à cela des checkpoints très permissifs et vous pouvez être sûr d’avoir une chance d’admirer la fin du jeu. Il en va de même en mode normal. En hard, c’est une autre histoire. Préparez-vous à des crises de nerf répétées, particulièrement contre certains boss qui, en hard, changent du tout au tout (niveau 3 et surtout niveau 4). Les ennemis de base tirent également beaucoup plus vite et les torches, qui dissimulent des bonus, peuvent maintenant vous brûler ! C’est définitivement dans le mode hard que CHELNOV révèle sa vraie nature et que vous serez obligé d’élaborer quelques petites stratégies pour vous sortir de situations inextricables.


CHELNOV, noyau joyau atomique et vidéoludique, est rarement cité quand il s’agit d’élire les incontournables de la Megadrive. Peut-être est-il trop difficile d'accès. Et pourtant c’est incontestablement à lui que va mon vote. Quand bien même certains l’auraient irradié des listes électorales.

https://jeux.dokokade.net/

fafy

avatar
Témoin de Nintendovah
Vache O_o c'est une fiche de jeu ou sa notice?
J'ai essayé ce jeu il y a quelques temps, je trouve le sprite trop petit par rapport au background! Ca lui donne un aspect pas super confortable à mon sens! Mais j'ai des goûts spéciaux alors mon avis reste, bien entendu, mon avi



Dernière édition par fafy le Mar 15 Déc - 9:30, édité 1 fois

http://www.aros-tech.fr/

Oli

avatar
Cerbère de la Manette

Ton retour ne me surprend pas. Comme je l'ai précisé en conclusion, ce n'est pas un jeu facile d'accès. Pas mal de joueurs n'accrocheront pas. C'est dommage !

@fafy a écrit:Vache O_o c'est une fiche de jeu ou sa notice?

C'est surtout un prétexte pour lancer des discussions sur ce soft. Fiche/Test/Topic, au final c'est du pareil au même - la note en moins

https://jeux.dokokade.net/

fafy

avatar
Témoin de Nintendovah
T'as bien raison Thumleft

Voilà moi j'ai donné mon impression, après ca ne veux pas dire que je considère le jeu comme mauvais, c'est juste que j'ai l'impression d'être tout petit sur un grand background et que ca me dérange quelque peu... j'aime plus les champs de vision étriqués

http://www.aros-tech.fr/

ange_dechu_lucifer

avatar
Administrateur

Joues-y, et tu seras bien content que le sprite soit tout petit, déjà que tu t'empègues pas mal de boulettes...

http://paderetro.com/

tetsuoshima

avatar
Homme de verre
c'est vrai que le sprite du perso est vraiment rikiki. ça fait penser au sprite de King of demons sur SNES. (majuoh en jap).

Le jeu a l'air de qualité, mais c'est pas ma came ce genre de jeu.

Ange se paluche sur Jericane, euhhhh... Turrican pardon, moi j'ai du mal avec ce genre de jeu.
Le seul que j'ai fait avec plaisir c'est Contra 3. Rendering Ranger j'aime bien aussi mais parcequ'il est trop beau.
Mais globalement c'est pas mon type de jeu préferé en rétro. Je prèfere le plateforme classique.

Mais super fiche en tout cas! Jeu méconnu en plus! Je connaissais de nom mais je savais pas du tout que c'était ça.

ange_dechu_lucifer

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Administrateur

T'es pas fan des run & gun quoi. ^^

Mais jeu méconnu, j'suis pas si sûr, c'est pas comme si j'en avais pas déjà parlé l'année dernière.

en tout cas, Atomic runner a une précision incroyable : si tu loupes un truc, pas la peine d'accuser le jeu ou la manette, c'est uniquement ta faute.

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Oli

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Cerbère de la Manette

Damned, désolé. Je viens de me rendre compte qu'une fiche existait déjà sur le forum... On fait quoi ? On fusionne les deux ? On rebaptise mon sujet en "simple" topic ?

https://jeux.dokokade.net/

defskerus

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Dieu Breton
Faudrait que je me refasses une partie.
J'avais réussi à aller jusqu'au boss final en easy mais je perdais tout le temps ...

faut que j'arrive à le passer puis que je joue en normal ensuite.

gatsuforever

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Adorateur du Pal
C'est la maniabilité spéciale qui'a perturbé au debut. J ai acheté un stick sega faudrait que je l essaie sur ce jeu un de ces quatre.

Oli

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Cerbère de la Manette

@defskerus a écrit:Faudrait que je me refasses une partie.
J'avais réussi à aller jusqu'au boss final en easy mais je perdais tout le temps ...
.

En easy je ne me souviens pas qu'il était si dur que ça. Par contre dans les difficultés supérieures, il y a des petits trucs à bien prendre en compte. Par exemple quelle arme utiliser...

Spoiler:
Le fléau d'arme upgradé est la meilleure solution pour se défaire de la deuxième forme du boss. On l'attend, et on frappe quand il se rapproche au bon moment. A chaque fois, si c'est bien exécuté, il devrait arrêter son attaque et revenir un peu en arrière. En hard le boss est chaud !

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Invité


Invité
Je l'ai relancé il y a quelques temps et si le rendu peut surprendre au début, on s'habitue très vite. Je suis en train d'essayer de le finir, en revanche il est quand même très très difficile, comme la plupart des jeux de cette époque de toute façon, avec vies et continues limités et de base une difficulté parfois abusive. Le truc c'est qu'à l'époque, du moins me concernant, on n'avait que quelques jeux dans l'année, et quand on en avait un on le retournais jusqu'à le connaitre par coeur et le finir ou quasi. C'était le cas pour Jewel Master, que j'ai re-terminé dernièrement mais j'ai quand même halluciné sur la difficulté. Et pour Atomic Runner pareil.
Heureusement aujourd'hui on a les linkers pour jouer dans des conditions au poil du top moumoute ! (ça ne m'empêche pas d'avoir les jeux bien au contraire, je ne joue sur linker qu'aux jeux que j'ai finalement sinon je ne kiffe pas pareil)
Du coup, il sera peut-être prochainement dans ma liste de jeux terminés aussi celui-là Smile

Sinon, il n'est pas hyper connu des non-collectionneurs/joueurs je trouve. Mais je pense qu'il est surtout apprécié en dessous de sa réelle valeur ludique.

(Merci pour la fiche)

gatsuforever

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Adorateur du Pal
@oli ne dit mais il a dit le jeu en hard et nous a gratifier d'une belle photo souvenir lol .

@ninjamaster : l everdrive juste pour les jeux et Us et jap voir Pal que je n"ai pas et que je n'aurai certainement jamais...

ange_dechu_lucifer

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Administrateur

@Oli a écrit:Damned, désolé. Je viens de me rendre compte qu'une fiche existait déjà sur le forum... On fait quoi ? On fusionne les deux ? On rebaptise mon sujet en "simple" topic ?

J'ai fusionné les 2 et copié ta fiche à la suite de la mienne en premier post. ^^

NinjaStorm a écrit:
Sinon, il n'est pas hyper connu des non-collectionneurs/joueurs je trouve. Mais je pense qu'il est surtout apprécié en dessous de sa réelle valeur ludique.

Il est pas hyper connu des collectionneurs non plus. Ironique pour un jeu sorti largement sur les 3 zones. J'sais pas pourquoi, mais c'est pas un jeu qui motive à l'acheter, vu comme ça. Les gens sont obnubilés par la taille du sprite.

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