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forum.paderetro.com » L'enfer » Consoles Portables » [Nintendo DS] Nanashi no Game/Nanashi no Game: me

[Nintendo DS] Nanashi no Game/Nanashi no Game: me

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Oli

avatar
Cerbère de la Manette

NANASHI NO GAME (2008)
NANASHI NO GAME: ME (2009)

Studio : epics
Éditeur : Square Enix



Une rumeur a commencé à se répandre comme une trainée de poudre sur le campus de votre université… Un jeu sans véritable titre, jouable sur la console portable TS, serait maudit et provoquerait la mort des joueurs au bout de sept jours… Vous avez forcément du mal à y croire, encore plus depuis que vous avez commencé à jouer à ce petit RPG qui, de prime abord, ne propose rien de particulièrement mémorable. Pourtant, l’absence de votre ami Odaka, qui vous a initialement envoyé le soft, commence à vous inquiéter. Vous vous rendez donc dans son appartement, sur les conseils de sa petite amie… Et vous y ferez une bien macabre découverte. La course contre la montre peut alors commencer : vous avez sept jours pour échapper à la malédiction et découvrir l’origine du mal – le studio ayant développé le jeu est une bonne première piste à remonter. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il ne soit pas déjà trop tard…



NANASHI NO GAME (« le jeu sans nom ») est une œuvre vidéoludique dont il est difficile de parler. Le jeu de Square Enix (rien que ça) accumule en effet les tares techniques tout en distillant régulièrement des idées de gameplay mais aussi de mise en scène absolument géniales. Voilà un grand-écart qui fait mal ou je ne m’y connais pas !

Commençons par l’une des idées les plus lumineuses de ces dix dernières années de jeux vidéo : la mise en abyme d’un jeu, rien que ça. Dans NANASHI NO GAME, vous incarnez en effet un personnage (homme ou femme que vous nommez – le nom a son importance !) qui possède une console TS – qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une DS. Lorsque vous êtes dans le monde réel, la vue est à la première personne et vous tenez votre DS dans le sens de la largeur de façon à avoir les deux écrans à la verticale – celui de gauche permettant d’avoir un plus grand champ de vision. En appuyant sur Select, votre personnage allume sa TS. Sur l’écran de cette dernière, vous pouvez charger une partie, recevoir des emails (envoyés par d’autres personnages) ou bien encore et surtout jouer au « jeu sans nom »… Ce dernier emprunte beaucoup à l’imagerie des RPG 8 bits – sans en avoir la profondeur, les passages dans le monde virtuel (dans le jeu) étant généralement plutôt simples.

Le jeu en question serait donc maudit. Quiconque commencerait une partie sans parvenir à la terminer en sept jours perdrait irrémédiablement la vie – clin d’œil morbide au classique de l’horreur RINGU, le livre par Suzuki Kôji, mais aussi et surtout au film de Nakata Hideo davantage ancré au sein des entrailles de la culture populaire mondiale, dans lequel ce n’était pas un jeu mais une cassette VHS qui « tuait » en sept jours. NANASHI NO GAME est donc bel et bien une poupée gigogne monstrueuse qui propose un jeu dans le jeu, obligeant par la même occasion le joueur à faire des allers-retours entre les deux. Bien évidemment, tout cela est finement pensé et des actions opérées dans le monde virtuel auront souvent des répercussions dans le monde réel. Et vice et versa – beaucoup de vice, d’ailleurs ^^. Je ne peux en dire plus au risque de vous gâcher certaines surprises, et comme le jeu est court ce serait vraiment dommage de vous dévoiler certaines feintes particulièrement bien pensées.



NANASHI NO GAME a donc une gueule d’atmosphère. Il joue sur le sentiment d’isolement du joueur coincé dans un jeu lui-même prisonnier d’un jeu. Sur la crainte du spectre susceptible d’apparaitre à chaque instant. Sur la peur du noir. Du revenant. Alors oui, pour apprécier NANASHI NO GAME il faut y jouer dans les bonnes conditions : dans l’obscurité avec un casque vissé sur les oreilles. Dans le cas contraire, vous pourriez avoir du mal à apprécier les nombreuses qualités du jeu, tant celles-ci sont parfois mises à mal par des défauts que certains qualifieront de rédhibitoires.

Déjà, NANASHI NO GAME n’a pas été pensé pour les gauchers. J’avoue ne pas me sentir spécialement concerné mais c’est quand même particulièrement injuste pour eux. Ensuite, il faut bien avouer que la maniabilité alterne le tout juste correct et l’innommable. En mode RPG, vous tenez la console normalement, mais manipuler la DS dans le sens de la largeur (pour avoir les deux écrans à la verticale) durant les phases à la première personne n’est pas spécialement sexy, mais quand vous saurez qu’il vous faudra, en même temps, appuyer sur la croix directionnelle pour marcher tout en pressant l’écran tactile avec le stylet pour courir (indispensable pour fuir à de nombreuses reprises), vous serez sans nul doute pris de sueurs froides. Et de l’envie d’injurier les développeurs, mais passons. Tout cela n’est pas intuitif pour un sou – et ne je parle pas de ces moments de solitude intense quand on se retrouve bloqué durant quelques précieuses secondes simplement parce qu’on a eu du mal à tourner dans un couloir. Le pire, dans cette histoire, c’est qu’il faut donc souvent courir et aller vite… mais entre le maudit stylet, les embranchements des couloirs lourdingues à gérer par notre tank de personnage et ce dernier qui court aussi vite qu’une grand-mère unijambiste (je vous jure, je n’ai jamais vu ça), on finit par pester plus que de raison. Heureusement, le jeu n’est pas avare en checkpoints. Mais c’est toujours rageant de se faire gober par un fantôme à cause d’une maniabilité défaillante.

Une suite est sortie en 2009, sous le titre NANASHI NO GAME: ME. Exactement comme dans le jeu précédent, tout le gameplay de NANASHI NO GAME: ME est basé sur la complémentarité entre le monde réel et le jeu vidéo 8 bits. Certaines actions dans le jeu vidéo auront des répercussions dans le monde réel, et vice et versa. On peut d’ailleurs noter, et c’est une bonne chose, que ces interactions sont sensiblement plus nombreuses dans ce second épisode. D’autres détails ont été peaufinés. Il est désormais possible d’interagir avec un peu plus d’objets (rien de mirobolant cependant), et la maniabilité a également été améliorée. Ouf ! Souvenez-vous : dans le premier jeu, les déplacements en vue à la première personne frisaient le plus souvent la catastrophe vidéoludique, l’Armageddon 2.0, l’Apocalypse selon Saint je-m’en-foutisme. Il y a donc du mieux : on se déplace plus naturellement, et la croix directionnelle n’est plus utilisée pour tourner à droite ou à gauche – mais pour effectuer des pas de côté. Pour tourner, il faut désormais laisser le stylet appuyé contre le rebord droit ou gauche de l’écran. Il y a du mieux, oui, mais on n’atteint pas le septième ciel pour autant. Le gameplay est toujours aussi déroutant et mal pensé – appuyer sur la croix directionnelle haut et maintenir le stylet appuyé sur l’écran pour courir tout en tenant notre Nintendo DS dans le sens de la largeur… Honnêtement, on frise le ridicule. Une nouvelle fois, il conviendra donc au joueur motivé de faire fi de ces défauts (parfois criants) pour pouvoir profiter des merveilles que sait aussi distiller NANASHI NO GAME: ME.



Parmi ces merveilles, la plus éblouissante était déjà présente dans le premier jeu : l’ambiance. Si vous faites l’effort de jouer dans de bonnes conditions (seul, dans le noir et avec des écouteurs), vous risquez bien d’avoir des sueurs froides. Même si graphiquement le jeu n’est pas franchement joli, l’ambiance est tellement bien travaillée que l’on finit par ne plus faire attention aux textures disgracieuses. Oui le jeu fait peur, et il m’est même arrivé de pousser quelques cris d’effroi ! De plus, le jeu est un peu moins injuste que le précédent quand il s’agit de semer la mort – la maniabilité légèrement améliorée ainsi que certaines mécaniques mieux huilées y sont sûrement pour quelque chose. Enfin, NANASHI NO GAME: ME propose trois nouveautés de taille : des embranchements scénaristiques, des mini jeux de plates-formes et l’œil gauche du personnage principal qui est désormais capable de voir des choses… invisibles aux yeux des simples mortels.

Concernant les embranchements, ils sont au nombre de trois. Oui, par trois fois vous pourrez, au début d’un chapitre, choisir entre deux chemins différents. Le métro ou la rue. L’hôtel ou le karaoké. La tombe de Kenta ou celle de Naoki. Dans les deux premiers cas, la conséquence sera énorme puisque le niveau sera complètement différent ! Dans le dernier cas, votre décision aura moins d’incidence puisqu’il s’agira du même niveau, un sanctuaire dans lequel vous rentrerez par des voies différentes – quelques jolies feintes sont malgré tout bien présentes pour récompenser le joueur méritant qui ferait l’effort de jouer au jeu une deuxième fois. Et je ne parle pas des différentes fins du jeu…



À propos des mini jeux de plates-formes, il s’agit d’une variation sur le thème même du jeu maudit. Dans le premier NANASHI NO GAME, nous avions droit à un petit RPG 8 bits maudit. Cette fois-ci, le RPG sera toujours de la partie, mais à ses côtés nous aurons la chance de retrouver un vrai petit platformer très punitif – ne vous inquiétez pas, ce n’est pas vraiment difficile. Autre détail sympa : les pixels 8 bits seront parfois tachés de sang ! Aussi surprenant que cela puisse paraitre, avec les écouteurs adéquats sur les oreilles, ça fait son petit effet…

L’autre grosse nouveauté de NANASHI NO GAME: ME est déjà dans le titre : l’œil. Le gauche pour être précis. Très tôt dans l’aventure, votre personnage va ainsi être frappé d’un mal étrange, et la vision de son œil gauche (l’écran gauche de la DS tenue à l’horizontal) se brouillera désormais… lorsqu’un être surnaturel trainera dans le coin. Mieux encore : certains esprits et autres marques étranges n’apparaitront qu’à l’œil gauche. Un stratagème génial et particulièrement bien mis en avant grâce à des choix judicieux de game et level designs. Je préfère ne rien dire de plus et vous laisser le plaisir de la découverte… Enfin « plaisir » est un bien grand mot, dans un survival horror !



La série NANASHI NO GAME souffle donc le chaud et le froid. À vous de voir si vous êtes prêt à fermer les yeux sur ses défauts criants pour avoir la chance d’apprécier ce voyage au pays des revenants. À mon sens, le jeu en vaut la chandelle. Mille fois. NANASHI NO GAME propose en effet une expérience d’une rare intelligence, merveilleusement bien équilibrée entre le survival et l’aventure horrifique, blindée de références pour les fans de J-horror et de moments impressionnants pour les amateurs de sensations fortes – à condition, encore une fois, de faire le premier pas. C’est-à-dire en essayant d’y croire. L’expression est toute faite mais sied parfaitement à la situation : il vous faudra jouer le jeu.

Spoiler:
Note : la connaissance du japonais est obligatoire, même si on peut se laisser porter par l'ambiance et arriver à la fin des jeux en s'aidant d'Internet à une ou deux reprises seulement, je pense. Je crois qu'il y a une fantrad pour le premier opus, mais je n'en sais pas plus. Il parait qu'il y a eu deux petits spin-off sur le DSiWare (je ne sais même pas ce que c'est mais j'imagine...) : Noroi no Game: Chi et Noroi no Game: Oku, ainsi qu'un truc sur iPhone également : Nanashi no Appli (cherché mais pas trouvé, ça a dû être effacé).

https://jeuxvideoetdesbas.wordpress.com/

fafy

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Témoin de Nintendovah
Merci pour cette fiche! Encore un jeu que je ne connaissait pas mais qui semble être plutot intéressant! J'aime bien quand tu envoies ce genre de choses, ca me fais toujours dire dans ma petite tête que mon entêtement à n'aimer que les jeux one-shots m'a fait passer à coté d'un nombre très important de productions!

http://www.aros-tech.fr/

Oli

avatar
Cerbère de la Manette

De rien. Mais en fait ce n'est pas une fiche. Ou alors si ? J'avoue que je suis un peu perdu, j'en parlais justement il y a quelques jours... Entre les fiches, topics, etc.

Là il s'agit bien de deux jeux, qui ne sont pas trop, trop connus je crois. Vraiment super si on aime la J-horror et les survival horror.

https://jeuxvideoetdesbas.wordpress.com/

fafy

avatar
Témoin de Nintendovah
Oui, c'est plus un pavé qu'une fiche

http://www.aros-tech.fr/

Oli

avatar
Cerbère de la Manette

Visiblement il y a une fantrad qui existe pour le premier jeu, en anglais. Mais je n'y connais rien. Faut-il posséder le jeu original, une simple rom, je ne comprends pas trop - c'est pas mon domaine. Mais en tapant "nanashi no game + translation" sur google, on trouve des liens.

https://jeuxvideoetdesbas.wordpress.com/

tetsuoshima

avatar
Homme de verre
Je connaissais pas du tout!
Ça a l'air original en tout cas! Y a d'autres jeux qui proposent de tourner la ds comme ça? C'est bien pensé franchement !
Après c'est pas mon style de jeu et je joue très peu sur portable.

Oli

avatar
Cerbère de la Manette

@tetsuoshima a écrit:Je connaissais pas du tout!
Ça a l'air original en tout cas! Y a d'autres jeux qui proposent de tourner la ds comme ça?

Hélas... je ne connais quasiment pas la ludothèque de la DS. Je ne sais même pas comment elle "fonctionne" - c'est pour ça que lorsque je parle d'un patch en anglais, je n'y comprends rien. On peut copier les jeux DS ? J'en sais rien ah ah ah.

Je dois avoir 6-7 jeux sur une vieille DS que mon frère m'a donnée. Il faudrait qu'un spécialiste de la machine passe dans le coin pour nous renseigner à propos de la prise en main de la DS à l'horizontal. Je ne sais pas si c'est très répandu...

D'ailleurs le côté original de la prise en main a un revers : la maniabilité n'est pas très bonne...

Concernant NANASHI NO GAME, n'étant pas très au fait de la ludothèque DS, je l'ai trouvé par hasard. C'est ma femme, qui écoute souvent des podcasts d'histoires surnaturelles (très en vogue au Japon) qui entend parfois parler de jeux horrifiques obscurs. C'est aussi comme ça que j'ai appris l'existence d'un jeu de fantômes maudit, sur PS1. J'en ferai un topic un jour.

https://jeuxvideoetdesbas.wordpress.com/

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