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Ninja Blade (Test Xbox 360)

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1 Ninja Blade (Test Xbox 360) le Mer 7 Mar - 14:45

Tonka

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Tueur de Grospixels
Ninja Blade




Genre : Action
Sortie : 2009
Développeur : FromSoftware
Éditeur : Microsoft Studios
Plates formes : Xbox 360/PC





S'il vous arrive de faire les soldes chez Carrouf, vous avez certainement dû avoir entre les mains ce Ninja Blade sans savoir de quoi il en retourne exactement. Je vous rassure, comme la grande majorité des joueurs sur Xbox 360, alors que pourtant ce titre obscur est une exclusivité de la console. Croupissant dans l'ombre d'un bac d'invendus ou bradé sur les sites de vente en ligne, ce jeu de ninjouille a su se perdre dans sa furtivité. Cependant la discrétion in game, il ne connaît pas, les développeurs de FromSoftware (auteurs des Dark Souls) ont préféré une aventure repoussant toujours un peu plus loin la surenchère visuelle à grands coups d'explosions et de situations grotesques. Une orientation nanardesque qui ne fait pas l'unanimité. Défouloir exaltant pour certains, caricature de Ninja Gaiden frisant la nullité pour d’autres, le temps d’un test essayons d’y voir plus clair sur cet intriguant Ninja Blade !

Intriguant à l'image de son héros manieur de sabre : Ken Ogawa. Dans le genre charisme, on n'est pas loin du zéro absolu. On retiendra de lui qu'il est bilingue (japonais/anglais), qu'il aime sans plus son papounet et qu'il a obtenu son CAP Charcutier avec brio. Ok je divague sur ce dernier point, et à dire vrai, on s'en bat le steak de sa personnalité, vu que sa présence sert uniquement de prétexte à tout faire péter à l'écran. Un hobby que l'on apprendra à partager au cours de neuf missions, longues d'environ une heure chacune. Prévoyez donc du temps pour vos sessions gaming lors d’un week end par exemple, vous constaterez que les heures défilent sans que l’on s'y ennuie une seule seconde. Un signe révélateur selon moi qu'il n'est pas mauvais.

Ninja Gamelle ?
Si le gameplay se rapproche de Ninja Gaiden malgré l'absence d'une roulade pour éviter ses assaillants (à la place on peut glisser), notre Ken paraît plus dynamique. La prise en main surprend, il faut un gros temps d'adaptation pour se faire à ces déplacements rapides. Dans votre arsenal vous aurez pour compagnes trois lames différentes, enfin quatre pour être exact : Un katana bien évidemment mais aussi une épée lourde pour défoncer des murs ou boucliers et un duo d'épées réservé aux petits ennemis rapides (sert aussi de grappin). Une fois les armes évoluées, vous débloquez une nouvelle série de combos. Les attaques à distances quant à elles se font par un shuriken ayant la spécificité de s'enflammer ou s'électriser pour paralyser les mutants. Autre technique, le mode "vision ninja", utile pour ralentir le temps ou déceler les points faibles des boss et interactions avec le décor. Des éléments de celui ci sont destructibles recelant des bonus pour allonger sa barre de vie ou de chi, voir des customisations pour son costume. Des pyjamas hideux déblocables allant du rouge et jaune à petit pois au camouflage léopard pour soirées coquines. Notons que le joueur insatisfait de la tenue d’origine, peut la customiser avec les couleurs de son choix.







On a vu plus laid, non ?

Hyperactif, Ken ne tient pas en place.





Rien d’extraordinaire vous en conviendrez. La seule originalité et pas des moindres, le "Todome". Entendez par là un finish move classieux, le plus souvent accompagné de giclées de sang qui s'enclenche à la fin d'un enchaînement en pressant Y. Vient alors un QTE de deux touches successives, qui, s'il est bien réalisé apportera son lot de friandises (points de sang à dépenser). En parlant des QTE à la difficulté réglable dans les options, ils sont omniprésent, plus particulièrement lors des cinématiques. Est ce un mal ? Ce concept d'appuyer sur des boutons au bon moment n'est pas au goût de tous les joueurs. Ils y voient certainement une régression du jeu vidéo ou trouve cela simplement inutiles. Dans Ninja Blade, ils m'ont semblés personnellement intuitifs et illustrent agréablement bien l'action à l'écran. En cas d’échec, il est possible de s’y reprendre à plusieurs fois pour exécuter correctement les manips.

Les seuls moments dispensables pour mon avis seraient les phases où vous êtes aux commandes de mitrailleuses. Des passages de tirs à l’intérêt très limité que ce soit en hélicoptère ou sur un char d’assaut. C'est aussi cela qui fait que Ninja Blade n'est pas un hit. Des choix discutables et des approximations dans le gameplay comme parfois dans certains niveaux ou boss. Exemple : le crabe charognard en début de jeu où sa difficulté donne l'impression qu'on va en baver tout du long alors qu'il n'en est rien. La faute à des patterns pas des plus limpides, voir carrément des bugs comme la pince droite dont la carapace apparait alors qu'elle est censée être détruite. Un autre, il m'est arrivé d'être bloqué, n'arrivant pas à passer un mur car je n'avais pas à l'écran le bouton A qui apparaissait pour détruire un mur. Pour finir, l'électricité qui vous paralyse, qui peut virer au calvaire si vos ennemis se sont mis de connivences pour prendre le relais dans les décharges qu'ils vous lancent, vous empêchant ainsi de vous en dépêtrer.







Une Hydre... Vraiment pas original.

Les boss en imposent.





Il faut savoir passer outre ces défauts qui font tâches. D'autant que le reste n'est pas à jeter. Si l'ambiance série B aux répliques banales effraiera certains, d'autres en feront abstraction, et poseront leur neurones dans un bocal le temps d'apprécier ce jeu pop corn à l'action non-stop. Le scénario a pour fond la propagation d'un virus qui n'est pas s'en rappeler Resident Evil. Il se transmet via des vers, transformant leurs hôtes en répugnants mutants (mais pas dépourvu d’intelligence), qu'il soit humain, insecte ou gastéropode... Leurs impressionnantes mises à mort frôlent le débile mais c'est assumé, et personnellement j'en ai été demandeur.

Venons en à la réalisation, critiquée à sa sortie par quelques un. J'ose espérer qu'ils ont consulté un ophtalmo depuis car bien qu'il soit sorti il y a un peu moins de dix ans, encore aujourd'hui, il reste visuellement attrayant. Bien entendu le moteur du jeu montre ses limites, les faciès sont quelques peu figés et peu détaillés mais les ennemis sont glauques à souhait et les décors bien que très peu variés (tel l'intérieur d'un bâtiment qu'on verra à deux reprises) sont soignés. Charcuter ses ennemis sur les toits de Tokyo joliment illuminé la nuit donnent un charme notable au jeu. La ville perdra de sa superbe au fur à mesure que l’épidémie se répand, laissant place à des architectures en ruines Pour contribuer à l'ambiance les doublages sont dans l'ensembles passables mais il est regrettable que le volume soit inégale quand les intervenants passe du japonais à l'anglais. Il aurait été bon de corriger cela dans la dernière mise à jour. Concernant les musiques, elles sont correctes et ont le mérite d'être en raccord avec le jeu. Seule la chanson de fin "Beanstalk" se démarque, reprenant le thème principal en clôturant mélancoliquement le jeu.

A la lecture de ce test, j'espère que les joueurs qui souhaitent se le procurer ont bien conscience de ne pas être en présence d'un chef d'oeuvre pour les raisons évoquées dont principalement son manque d'originalité. Curieusement, la plupart des webzines l'ont injustement notés, prétextant des graphismes à la ramasses, de trop nombreux QTE ou une prétendue faible durée de vie (environ 9h pour le finir). Ce qui n'est pas l'avis des commentaires de ceux qui l'ont fait. Bien entendu l'ombre de Ninja Gaiden pèse sur lui, la comparaison n’aurait peut être pas eu lieu si le jeu avait pour nom Samurai Blade mais pour peu que vous ne soyez pas exigeant et recherchez un titre fun, il saura faire son job brillamment en offrant des moments spectaculaires empreint d'irrésistibles kitscheries.






Ne cherchez pas à comprendre.

Adopte un mec a encore sévi.









EN RESUME

Ambiance : 7/10

Gameplay : 7/10

Fun : 8/10



NOTE : 7/10

Ninja Blade, à défaut de faire dans l’originalité, s'appuie sur un gameplay crédible cherchant surtout à divertir le joueur à grand renfort de scènes cinématiques spectaculaires. Cependant le pop corn attendra le clap de fin, la faute imputable à la présence de nombreux QTE. Un procédé à double tranchant. Les allergiques aux successions de touches auront vite fait de se saigner en s’évertuant à le réduire comme un ersatz de Ninja Gaiden, tandis que les autres revêtiront leur plus beau pyjama de ninjouille et s'écrieront jouissivement : "Todome !".



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